Localisations derière le nom de la plante pourquoi ?

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Localisations derière le nom de la plante pourquoi ?

Messagepar Carnilex » 05 Jan 2007 18:29

Salut,
Tout est dans le titre.
Je ne comprends pas trop... ::e3
Telle drosera pousse à tel endroit et telle autre drosera pousse à tel autre endroit :!: alors à quoi ça sert :?:
Si quelqu' un pourait m' éclaircire tout ça...
Merci

 
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Messagepar chipster » 05 Jan 2007 18:52

Et bien ça c'est très important... :!:

il s'agit du patrimoine génétique des plantes...

plus que la diversité des plantes, la diversité génétique au sein d'une même espèce est très importante!!!
comme les hommes, les problèmes de 'cosanguinité' si j'ose dire sont très graves chez les plantes, et des populations disparaissent avec toutes leurs évolutions à cause de leur manque de croisement avec des génotypes différents.

Une plante avec une localisation est donc plus rare (car tout le monde ne cherche pas à obtenir une localisation), plus appréciée (car il est visiblement question de la préservation d'un patrimoine, très utile lors des repeuplements etc...), et permet de trouver de plus amples informations sur ta plante...

en gros, étiquetez et véhiculez vos plantes (échanges...) avec la localisation, cela ne peut que être bénéfique.

prends par exemple le cas des D.spatulata, d'un point de vue taxonomique, il est necessaire d'ajouter cette localisation pour pouvoir différencier cette espèce.
Si on veut te refiler du D.spatulata du japon, tu n'aura peut être pas la même réaction que si c'est un D.spatulata venant du mont Kinabalu (enfin peut-être mais j'espère pas... :? )
si on te présente ces mêmes plantes sous D.spatulata, tu pensera que ce seront les mêmes alors qu'en fait pas du tout!

 
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Messagepar caro » 05 Jan 2007 19:03

Hello,
moi j'aurai commencé par l'argument de la fin : une plante à parfois plusieurs forme , alros au lieu de dire "rafflesiana avec les tache un peu plus rouge mais pas tout a fait" on precise sa provenance, donc ca l'identifie. et vu la variabilité de certaines plantes ce n'est pas du luxe!
C'est d'autant plus valable quand la forme ne se trouve qu'à un seul endroit.
voila pour ma compréhension de la chose
caro

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Messagepar Mad » 05 Jan 2007 19:42

La préservation du patrimoine en culture par des particuliers est illusoire car cela est réalisé via des organismes dédiés avec des autorisations de prélèvement en vue d'une réintroduction dans le milieu naturel, pas par la dissémination de clones dans le commerce. Ceci diminue les prélèvement sauvages par contre :wink:
Un exemple concret avec le seul marais de Georgie abritant la variété montana de S. purpurea ICI

Je dirais tout d'abord qu'avoir la localisation d'une plante est le signe d'une meilleur traçabilité, et donc plus de sécurité sur son identification. Ensuite, il y a effectivement des variations géographiques des populations qui ne sont pas reconnues officiellement, et on les désigne alors par leur provenance.

Un autre exemple concret : une population de S. rubra en Georgie (sur la Fall Line, du côté de Taylor Co) a un aspect différent de S. rubra ssp. rubra (ou ssp. gulfensis...) qui devrait pousser ici. Savoir que sa plante vient de Géorgie n'est pas assez détaillé pour savoir si on a bien un spécimen de celui qu"on nomme "ancestral" en attendant mieux.
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Messagepar Carnilex » 05 Jan 2007 20:32

Merci...
C' est un peu comme la subdivision la plus précise.
Est-ce qu' on peux remettre une localisation à une plante ?
Ou bien il faut remonter la source...?

 
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Messagepar Mad » 05 Jan 2007 20:45

C'est encore plus improbable de retrouver la localisation d'une plante que de l'identifier avec certitude. Dans la pratique c'est impossible...
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Messagepar Carnilex » 05 Jan 2007 20:55

Et est-ce qu' il y a des plantes où la localisation est évidente ?
( D. lusitanicum - Ubrique, Espagne )

 
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Messagepar Mad » 05 Jan 2007 21:01

il y a des plantes dont l'aire de répartition est si petite que la localisation est évidente oui, mais dans ces cas où les espèces sont aussi restreintes la diversité génétique est plus pauvre et la population est bien plus homogène. Le plus important alors n'est pas trop de savoir de quel marais exactement vient la plante (encore que...) mais vu la rareté il faut savoir dans les cas extrèmes quel clone on a pour pouvoir faire des croisement sans autofécondation.
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Messagepar le grand lapin » 06 Jan 2007 8:26

hello,

les indications sur la localisation d'une plante est importante selon la plante que l'on cultive.
je dirais que ceci est la première raison "valable" pour des gens comme nous, qui sommes collectioneurs (je me place dans ce cadre, et nos pas dans celui d'un jardin botanique etc)

en effet, certaines plantes ont des besoins différents.....prenons un cas simple, un nepenthes.
celui-ci aura par exemple une aire de répartition qui ira du bords de mer, à plus de 1000m d'altitude.
dans ce cas, il est intéressant de savoir si notre plante doit être placée dans un terra à température constante, ou s'il devra subir une variation nocturne....

autre exemple : drosera spatulata.
ses formes sont tellement différentes d'un point à l'autre du globe qu'il faut savoir d'où vient la plante que l'on a , sous peine de la voir crever.
je ne vais parler que de la Nouvelle Zelande, qui en abrite plusieurs formes :
- une forme qu'on và appeler "standard"
- une forme poilue (île du Sud)
- une forme alpine, formant des hibernacles (mont Ruhapehu)
- une forme dont les pétioles ne mesurent que deux millimètres (région de Coromandel)

à noter également, tant qu'on parle de cette plante, que la forme type de Drosera spatulata est une plante que J.H.H. de Labillardière a ramassée en Tasmanie (Southport) en 1805.....donc une plante de forme "spécifique" , comme j'en parlais plus haut.

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Messagepar chipster » 06 Jan 2007 12:14

Mad a écrit:La préservation du patrimoine en culture par des particuliers est illusoire car cela est réalisé via des organismes dédiés avec des autorisations de prélèvement en vue d'une réintroduction dans le milieu naturel, pas par la dissémination de clones dans le commerce...


Pas tout à fait (enfin presque, je pinaille :evil: ), quand tu voit des personnes comme Stewart et Fernando qui font des voyages extraordinaires et qui récoltent des graines des endroits les plus perdus ou poussent des PC, leur dissémination à pour but une sauvegarde de ce patrimoine génétique.
Des fois, des organismes repeuplent des zones avec des plantes d'origines différentes (comme aldrovanda par exemple), mais il y a un hic : le patrimoine n'est plus le même.

Je connais une campagne de repeuplement qui commençait par une recherche de la plante en culture (non carnivore), car celle-ci n'était plus présente dans le milieu naturel. Bien sur, c'est l'unique cas que je conaisse, et tout le monde n'avait pas une notoriété assez importante pour y prèter sa plante, même si elle correspondait parfaitement. Des professeurs ou des chercheurs (connus et reconnus) y ont contribués, même si leur cultures de plantes étaient un hobbie et pas un boulot...

je trouve qu'on néglige trop souvent les ressources privées :neutral: apès tout, ce sont les plus diversifiées...après c'est vrai qu'il est difficile de mesurer la pertinence des infos de chacun :?

 
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